Découvrez mon nouveau livre d’auto-fiction : Le ciel au fond des poubelles. 

 Vous risquez d’être vivifié(e), touché(e) , inspiré(e) comme je l’ai été en écrivant mon histoire, de découvrir des perles dans ce que vous vivez, même ce que vous voulez jeter aux poubelles et de sentir un espoir neuf grandir en vous.

« J’ai dévoré la moitié du livre en une soirée. Je poursuis ma lecture avec autant de plaisir à découvrir ton histoire. Je ris, je pleure, je suis surprise, bouleversée, bref tu as le don de nous faire sentir complètement présent·e·s, avec toi, dans ce que tu nous racontes. Merci pour ce voyage littéraire et humain tellement inspirant ! »

OphélieTremblay

Qui ici aimerait avoir un « break » sans partir en voyage ou lâcher son travail? 

Qui a déjà été tellement tanné.e, épuisé.e, démotivé.e ou frustré.e que ça lui donnait  envie de jeter par la fenêtre ou aux poubelles, sa job, un.e partenaire, ses enfants  ses élèves, un projet créateur….?

Moi, ça m’est déjà arrivé. Quand mon fils Samuel était bébé, il ne dormait presque jamais en dehors de mes bras et  je manquais tellement de sommeil que je fantasmais de le faire cuire pour souper!

Tu as eu des idées peu recommandables toi aussi?

Peut-être pas aussi délinquante que la mienne… mais si tu cherches un peu, tu risques d’en trouver une qui l’accote.

Pourtant, je faisais tout ce qu’il fallait, comme il fallait, pour devenir une mère modèle.

J’accourais au moindre pleur comme si la paix mondiale en dépendait.

Je le portais sur mon ventre, même quand j’allais faire pipi.

Je lui faisais faire son rot comme une pro.

Je lavais ses couches à la main pour ne pas irriter ses petites fesses royales.

Je le berçais jusqu’à ce que je ne sache plus qui berçait l’autre.

Bref, j’avais viré sur le capot de la maternité! 

En échange, j’espérais que mon bébé gazouillerait et dormirait… comme un bébé

Hélas, plus je me désâmais pour à être la hauteur, moins j’arrivais à l’apaiser et le satisfaire, et plus je redoublais d’effort.

Tu t’es déjà retrouvé.e dans un cercle vicieux semblable? 

Par chance, j’ai fait une découverte qui m’a permis de dormir plus de quinze minute d’affilée et de prendre ma retraite de mon rôle de mère kangourou.

Un après-midi d’avril, j’ai emmailloté Samuel, je l’ai couché dans son carrosse sur le balcon avec sa suce et son toutou préféré…

puis je suis allée dormir dans la salle de bain, à l’autre bout de l’appartement, pour ne pas l’entendre pleurer.

Je me sentais comme une mère indigne qui méritait la potence pour avoir abandonné son enfant à son triste sort.

Mais si je ne dormais pas bientôt, il risquait surtout d’avoir une mère qui lui en voulait d’exister.

C’est là, à moitié endormie dans le bain avec mon oreiller et ma couverte, qu’une vérité peu flatteuse est venue me rejoindre :

Si je pédalais autant, c’était moins par amour que pour fuir ma culpabilité et ma honte de ne pas être la mère idéale que je voulais être.

Ouch!

La pression de prouver que j’étais une bonne mère avec sa tribu de « il faut » m’exilait de mon amour pour Samuel, de ma connexion avec lui et de la joie d’être maman.

J’en revenais pas, j’avais mis ma valeur personnelle entre les mains d’un poupon qui n’arrivait même pas à faire un rot tout seul!

Ça m’a réveillée pour de bon et j’ai couru jusqu’au balcon.

Mon p’tit coco n’était pas mort, il dormait profondément avec l’air d’un angelot paisible.

Ça ne lui était jamais arrivé de s’endormir tout seul comme un grand!

À partir de ce jour-là, j’ai été moins en devoir et plus en amour.

J’ai arrêté d’accourir au moindre pleur comme si c’était une alerte à la bombe, Je me suis mis moins de pression et j’ai pris la clé des champs.

Je n’étais plus en panique. J’étais plus libre, plus légère, plus disponible.,

Une fois de plus ma vérité, au lieu de me condamner, m’avait libérée et rendue à moi-même.

Le break dont j’avais besoin n’était pas un break de mon bébé. C’était un break de la mère parfaite que je m’épuisais à essayer d’être.

Croyez-le ou non,  Samuel s’est peu à peu mis à me sourire de toutes ses gencives, à gazouiller comme un pinson et, ô miracle, à dormir tout seul, sans que j’aie à le bercer jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Le plus merveilleux c’est que je peux maintenant éviter de retomber dans le piège des « il faut » et de la pression qui vient avec, lorsque je suis bloquée en peinture, en écriture, en coaching ou ailleurs dans ma vie

Quand je vois que je force du nez pour que ce soit parfait, je m’arrête et m’avoue la vérité: j’ai besoin de prendre congé de l’obligation d’être à la hauteur.

Puis je dis quelques « Ahhh, c’est parfait… » avec des respirations délicieuses et  allongées pour embrasser ce que je vis maintenant.

Ça me ramène dans mon corps. Mon cœur retrouve sa place et son rythme naturel et la pression tombe.

Je redeviens disponible à moi, ouverte à l’autre et vivante.

C’est fou comme la vérité, même lorsqu’elle n’est pas jolie, remet de l’air dans la pièce et de l’espace dans ma vie.

Par contre, la pression qu’on se met, ça n’améliore rien, au contraire.

La preuve : à force de vouloir être à la hauteur, je passais à côté de l’être que j’aimais le plus sans le rejoindre.

Aujourd’hui, quand j’ai besoin d’un break, je regarde d’abord ce que j’exige de moi et si j’ai encore mis la barre dans les nuages.

Je n’ai pas toujours besoin de quitter mon travail, mon projet, une personne ou ma vie…

mais plutôt de prendre congé de la personne que je crois devoir être pour mériter d’être aimée, appréciée, acceptée.

Chaque fois que je me donne ce break-là, je deviens moins en devoir et plus en amour.

Au lieu de me mettre de la pression pour être une mère parfaite, je deviens une meilleure mère en libérant mon coeur, sa joie et son génie.

Toi, de quel « il faut » aurais-tu envie de prendre congé pour prendre la clé des champs et libérer le génie de ton coeur?

 Chéris tes rêves et ton coeur et laisse aller tes « il faut »!!

P.S tu peux lire cette histoire au complet avec sa suite dans mon dernier livre « Le ciel au fond des poubelles Tout est fait exprès pour l’amour »

P.S Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je suis passée du « vous » au « tu  » je ne suis pas certaine d’aimer ça, c’est étrange parce que je préfère de beauoup le « tu » au « vous » en personne. À suivre…

Denise Noël

info@coeurcreateur.com

 

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